Livres achetés par la bibliothèque de Vicq


C'est la rentrée littéraire


L'Art de perdre. Alice Zeniter. Flammarion, 2017.

L'Algérie dont est originaire sa famille n'a longtemps été pour Naïma qu'une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ?

La Dernière des Stanfield. Marc Lévy. R. Laffont, 2017.

Ma vie a changé un matin alors que j'ouvrais mon courrier. Une lettre anonyme m'apprenait que ma mère avait commis un crime trente-cinq ans plus tôt.
L'auteur de cette lettre me donnait rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore et m'ordonnait de ne parler de cette histoire à personne.







 

Le Livre que je ne voulais pas écrire. Erwan Lahrer. Quidam Editeur, 2017.

 

L'auteur pose son regard d’écrivain sur cette nuit et sur l’après Bataclan avec énormément de pudeur, de justesse et malgré tout beaucoup d’humour. On en ressort sonné, grandi et un peu plus vivant.

Un bouquin magnifique, essentiel, drôle, pertinent, bouleversant

Le plus bel hymne à la vie qu’on puisse imaginer.



Underground railroad. Colson Whitehead. Ed. Albin Michel, 2017.

 

L’Underground Railroad fut au XIXeme siècle le réseau clandestin d’aide des esclaves en fuite sur le territoire des Etats Unis. Avant l’abolition de l’esclavage les esclaves des Etats du Sud tentaient de rejoindre le Nord du pays pour fuir le joug qu’on leur imposait dans les plantations esclavagistes.
Cora, seize ans, est esclave sur une plantation de coton dans la Géorgie d'avant la guerre de Sécession. Elle tente, au péril de sa vie, de gagner les Etats libres du Nord. De la Caroline du Sud à l'Indiana en passant par le Tennessee, Cora va vivre une incroyable odyssée.





Cathy est revenue. Agnès Brochard. 2017.

 

L'auteur, née à Thuré, petit village du Poitou, s'est lancée dans l'écriture avec ce premier livre.

Clotilde attend son avion, en partance pour Rome, Cathy arrive de Marseille. Ce jour là, à l’aéroport, Cathy et Clotilde se retrouvent. Après quatre années d’enfance partagées au cœur d’un village battant au rythme des années 50, interrompues sans explication, cinquante ans de silence, Cathy, enfin, se confie. Clotilde prend des notes. Elle va écrire la vie de son amie. Depuis l’enfance à Marseille, dramatiquement brisée, « Cathy est revenue » est le récit de toute une vie que Clotilde nous offre. Dans un contexte de bouleversement social où les valeurs féminines sont en plein devenir, Cathy est une jeune femme résolument moderne, terriblement attachante.

 



La succession. Jean-Paul Dubois. Ed. L'Olivier, 2016.

Peut-on vraiment échapper au destin ? C'est la question qui traverse tout le roman de Jean-Paul Dubois. 

 

Paul Katrakilis coule des jours heureux à Miami, vivant de sa passion sportive, la cesta punta, genre de pelote basque. Il a perdu tout contact avec sa famille, dont le grand-père fut médecin de Staline avant de fuir la Russie, le père, peu démonstratif, la mère qui entretient une étrange relation avec son frère.

 

 "Un jour, tu finiras par prendre ma succession" lui avait prédit son père dans une lettre en 1983, alors qu'il venait de s'installer à Miami. Quand le consulat de France lui annonce la mort de son père, il rentre à Toulouse pour y régler la succession et nous faisons avec lui la découverte de cette étrange parentèle dont tous les membres se sont suicidés de façon bizarre. On est ému aussi par sa relation avec son chien, finalement son plus fidèle compagnon.

 

Repose-toi sur moi. Serge Joncour. Flammarion, 2016.

 

Qui se repose sur l’autre ? Ludovic, un garçon qui en impose avec ses 102 kilos pour 1,95 m, veuf depuis trois ans, ancien agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes ;  Aurore, une styliste dont l’atelier risque de lui échapper, mariée, des jumeaux, une existence de bobo ? Une rencontre improbable  autour d’une cour d’immeuble à Paris : la  mondaine  Aurore craint des corbeaux installés là, et Ludovic, le paysan chasseur va les éliminer pour elle… Dans ce monde si bien décrit par Serge Joncour (agriculteurs sous les dettes, les mamies dans leurs deux-pièces, le monde de la mode et des financiers prêts à  faire grimper leurs actions) Ludovic et Aurore  nous laissent croire en la résistance de l'amour …

 



En attendant Bojangles. Olivier Bourdeaut. Ed. Finitudes, 2016.

 

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n'y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui mène le bal, c'est la mère, imprévisible et extravagante. Elle n'a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères. Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l'inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte. L'amour fou n'a jamais si bien porté son nom.






Rentrée littéraire 2014





Mémé. Philippe Torreton. L'Iconoclaste, 2014.


C'était en 1995, Denise avait 80 ans passés et, pour la première fois de sa vie, elle montait dans le train Corail qui, de la gare de Bernay (Eure), la conduirait à Paris-Saint-Lazare. La veille, elle avait acheté une robe neuve et était allée chez le coiffeur. Celle dont la vie avait été une succession de « han » voulait être belle pour venir applaudir à la Comédie-Française, un dimanche en matinée, son petit-fils dans « le Barbier de Séville». Jamais Philippe Torreton n'eut davantage de trac, plus d'exigence aussi, qu'en jouant Figaro devant sa grand-mère, tout ébaubie qu'il soit devenu «un gars de la ville» et portât sur scène un costume de soie à double trame. C'est que, pour cette fermière normande deux fois veuve, il restait le garçonnet, le « bésot », dont elle s'était occupée quand ses parents le lui avaient confié, qui avait grandi en nourrissant les bêtes et en faisant les foins, forci en mangeant sa puissante « soupe au riz», son civet de cochon d'Inde ou son pain bis tartiné de graisse de porc.


L'Or du Solognot. Bernard Simonay. Calmann-Lévy, 2014


Insouciante et intrépide, la petite Laetitia, huit ans, vit dans les bois et les étangs de Sologne, hantés par les légendes et les mythes, particulièrement celui d'un trésor maudit sur lequel planent de folles rumeurs. Mais Laetitia est aussi la fille du fortuné châtelain de Marolles. Celui-ci a pour elle des ambitions et n'approuve guère l'idylle nouée entre Laétitia et son professeur de piano. Aussi l'héroïne est-elle mariée contre son gré au baron Charles d'Estrivières de vingt-quatre ans son aîné. Si elle connaît l'enfer conjugal, elle découvre aussi le Paris bouillonnant du Second Empire. Une belle fresque de la paysannerie, de la bourgoisie provinciale et de l'aristocratie de cette époque.





Les Douze enfants de Paris. Tim Willocks. Ed. Sonatine, 2014.

 

23 août 1572. De retour d’Afrique du Nord, Mattias Tannhauser, chevalier de Malte, arrive à Paris. Il doit y retrouver sa femme, la comtesse Carla de La Pénautier, qui, enceinte, est venue assister au mariage de la sœur du roi avec Henri de Navarre. À son arrivée, Mattias trouve un Paris en proie au fanatisme, à la violence et à la paranoïa. Pour la sauver de la nuit de la Saint Barthélémy, accompagné d'enfants, il va traverser Paris au péril de leurs vies. Un écrivain, grand conteur, qui évoque Alexandre Dumas.

Réparer les vivants. Maylis de Kérangal. Ed. Verticales. 2014.

 

Roman d'une transplantation cardiaque, récit sur 24 heures de l'opération, des sentiments de la famille, de l'équipe médicale, c'est un livre qui suscite de nombreux commentaires contrastés. Les avis sont partagés sur le temps du récit, l'écriture et le style complexes : longues phrases soignées, poétiques ou ennuyeuses ...

A lire assurément !


Le Châle de cachemire. Rosie Thomas. Ed. Charleston, 2013.

 

Pays de Galles, 1940. Jeune mariée, Nerys Watkins quitte la campagne galloise pour accompagner son mari missionnaire affecté en Inde. Alors que la guerre du Cachemire éclate, elle découvre Srinagar, la ville au bord du lac, où les Britanniques habitent de luxueux bateaux et dansent, flirtent et cancanent comme s'il n'y avait pas de guerre. Nerys est entraînée dans une dangereuse amitié et, au moment où elle retrouve son mari, l'innocente épouse galloise n'est plus la même femme. Des années plus tard, alors que Mair Ellis débarrasse la maison de son père, elle découvre un éblouissant châle ancien et une boucle de cheveux d'enfant. Se rendant au Cachemire sur les traces de ses grands-parents, Mair se lance dans une quête qui changera à jamais sa vie.

Ce récit épique mêle secrets de famille, amour sur fond de guerre et liaisons dangereuses. Avec comme toile de fond une évocation vivante et superbement documentée de l'Inde des années 1940, cette saga familiale bouleversante a connu un grand succès populaire et critique outre-Manche.


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Au revoir là-haut. Pierre Lemaître. Albin Michel, 2013.

 

Le 2 novembre 1918, à quelques jours de la fin de la guerre, le lieutenant Pradelle cynique et méprisant rêve encore de gloire…Il tire dans le dos de deux poilus qu’il a désignés pour aller observer les lignes ennemies…La mort de ces deux poilus exacerbe la haine entre les deux camps, les combats redoublent de violence …


Le soldat Albert Maillard a tout vu. Pradelle tente d’éliminer ce témoin gênant en le projetant dans un trou d’obus. Edouard Péricourt à force de ténacité et de courage le sauve in extrémis d’une mort certaine.


Albert vient d’un milieu modeste , Edouard de la bourgeoisie industrielle mais rejeté par son père… Alors que tout les opposait, une amitié indéfectible les lie désormais, …Démobilisés, Albert et Edouard survivent  sans le sou, ne sachant où aller. Ils changent d’identité et vivent cachés. Albert,  velléitaire, trouve  cependant un emploi ; Edouard, gueule cassée, fantasque, à l’humeur cyclothymique due à sa grande souffrance, dessine et se confectionne des masques pour cacher sa défiguration…


L’ex-lieutenant Pradelle après un mariage d’intérêt, répond à une offre étatique et se lance dans le commerce des cercueils…Il s’agit de rapatrier tous les corps des soldats morts sur les champs de bataille, dans des cimetières nationaux pour permettre aux familles de se recueillir. Pradelle subversif, corrompu, ne recule devant rien pour s’enrichir…


Contre toute attente Edouard et Albert imaginent et montent une souscription nationale pour l’édification de monuments à la mémoire des poilus morts au combat. Les communes adhèrent et versent des arrhes ; l’argent arrive et coule à flot sans que  les deux complices honorent leur contrat ; l’escroquerie prend une ampleur nationale et dépasse leur imaginaire. Edouard quitte l’appartement minable pour une suite à l’hôtel Lutétia ; il y mène une existence princière, arborant toujours un masque, distribue généreusement des pourboires aux employés… Souffrant terriblement de ses blessures devenues insupportables et lassé de cette existence, il décide de quitter l’hôtel et se jette sous la première voiture qui passe…


L’auteur de policier , Pierre Lemaitre, applique les règles du genre à ce roman politique et social, noue les faits réels, l’amitié, l’aventure, le désespoir…Impossible de lâcher ce livre au rythme soutenu et haletant…Une fiction édifiante à suspense… à méditer !..


Canada. Richard Ford. Ed. de l'Olivier. 2013.


Canada est l'aventure d'un adolescent de 16 ans, Dell, dont les parents font un hold-up foireux pour rembourser des dettes.
La banque attaquée est dans un trou du Nord Dakota. Les parents sont arrêtés sous le nez de leurs enfants : longue et formidable scène, du point de vue de Dell. Ils meurent en prison, vite. Pour échapper à l'orphelinat, la soeur de Dell fugue et lui, file au Canada. Le voilà chez un propriétaire d'hôtel de passe, pour qui il travaille. Ce propriétaire pourrait devenir une sorte de nouveau père : c'est un type plein de mystère. Mais c'est aussi un monstre. Canada est un roman d'apprentissage rétrospectif. Il flotte aux confins indéterminés d'un deuil impossible et d'un avenir possible...